Ministère de limmigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire
Liberté égalité fraternité








Ils prennent position



Claude Hagège (Le Monde - 08/03/10)
Professeur émérite au Collège de France
"|...] Il faut que l'école souligne fortement la capacité du français à exprimer à lui seul tous les aspects de la modernité. Il faut y introduire l'histoire de la francophonie, comme matière révélant avec éclat le rayonnement du français et l'idée que s'en font bien des pays, face au discours du déclin qu'une partie de la presse anglophone distille ici et là. Cette place éminente de la langue française dans l'identité nationale est totalement compatible avec la construction européenne, et avec l'affermissement de la présence de la France parmi les puissances économiques d'aujourd'hui. Il est grand temps d'en convaincre les Français et le monde."
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Sophie de MENTHON (Le Figaro, 16/02/10)
Chef d’entreprise, Présidente d’ETHIC
« […] L’identité française, ce pourrait être l’ambition, la revendication d’une responsabilité individuelle, la liberté d’entreprendre, un service public qui ne parlerait que de rendre service, faisant fi de ces fameux « statuts »… qui nous statufient ! Une éducation « nationale » (ou pas) qui déciderait d’inculquer l’envie de réussir à des enfants qui comprendraient l’économie, qui se fixeraient des devoirs et pas seulement des droits, des enfants qui trouveraient plaisir à la compétition parce que cela donne du sel à la vie.[…] »

Yazid Sabeg (Le Parisien, 14/02/10)
Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances
« Les premières mesures adoptées [suite au séminaire gouvernemental sur l’identité nationale] sont symboliques et de bon sens. Il faut maintenant passer à une nouvelle phase animée par une commission ad hoc la plus ouverte et la plus représentative possible. Je crois que c’est aussi le souhait du président de la République. »

Alexis Brezet (Le Figaro Magazine, 13/02/10)
Journaliste
« Il paraît que le débat fut ‘éloigné des préoccupations’ des Français. 76% d’entre eux, selon TNS-Sofres, estiment pourtant qu’il existe une identité française. 65% pensent qu’elle a tendance à ‘s’affaiblir’. 55 000 internautes ont déposé leur contribution sur le site gouvernemental… On attend avec impatience l’autre débat participatif qui, demain, rencontrera une telle adhésion populaire […] Quitte à hystériser un peu plus les professionnels de l’indignation, disons-le tout net : non, le débat sur l’identité nationale n’aura pas été inutile. Parce qu’il n’est jamais inutile de débattre de la France. Parce qu’il est toujours salutaire de poser les questions que se posent les Français. »

Gérard CARREYROU (France Soir, 10/02/10)
Journaliste
« Répétons d’abord que ce débat sur l’identité nationale est un débat légitime et nécessaire. Comme le dit l’historien Max Gallo, lui-même fils d’immigré italien : l’identité nationale change en permanence et la nation française se construit à partir de ces variations ; l’identité française doit chapeauter ces autres identités qui l’enrichissent. »

Gérard Darmon (VSD, 10/02/10)
acteur
« Je ne trouve pas ce débat (celui sur l’identité nationale, ndlr) honteux, il n’y a pas de tabou qui interdise de parler d’identité. C’est même plutôt une bonne chose s’il s’agit de se retrouver sur des valeurs de la République comme la laïcité. En même temps, je me demande ce que cela veut dire ‘’être Français’’. »

Benjamin Stora (07/02/10, Journal du Dimanche)
Historien
« […] La question nationale est déterminante. Mais je sais que ce débat est nécessaire, qu'il va revenir. Ces dernières semaines, j'ai participé à des discussions sur la nation, sur la place de l'immigration, organisées par des municipalités de gauche. C'étaient des contre-débats, mais on évoquait les mêmes thèmes ! Ce que nos nations deviennent, cela concerne tout le monde, en France et à l'étranger. Je le vois en Russie, où l'on s'interroge sur la nation russe et ses rapports avec les minorités asiatiques... Je le vois en Algérie, où l'on recherche un nouveau nationalisme pour sortir des guerres civiles. En Espagne, avec les immigrés latino-américains. Chez nous, avec l'immigration maghrébine ou africaine […]. »

Richard Prasquier (04/02/10, Aujourd’hui en France)
Président du CRIF
« […] L’identité française n’est ni une auberge espagnole communautaire, ni une entité figée dans le menhir […] »

François Ewald (Les Echos, 02/02/10)
Professeur, Conservatoire national des Arts et métiers
« […] Ce sont les Français d'immigration récente et les minorités qui veulent le débat pour pouvoir exprimer pourquoi il est important aujourd'hui d'être français. La réalité du débat n'est pas dans la leçon adressée par les « bons » Français aux autres, mais dans le fait que la vitalité du désir d'être français se trouve chez ceux qui le sont devenus le plus récemment. L'identité française n'est pas pour eux de nature. Elle résulte d'un choix où l'identité française se conquiert par un arrachement à soi, à son origine géographique, communautaire ou raciale. La France pour eux est cette communauté où se retrouvent ceux qui, faisant le choix de ne pas se réduire à leur origine, accèdent à une forme d'existence universelle, incarnée dans la république. […] »

Enrico Letta (Association de la presse étrangère en Italie, 30/01/10)
Député italien, Vice-secrétaire général du Parti Démocrate Italien
« Le débat français sur l’identité nationale est une expérience intéressante que l’Italie devrait copier. »
ILS PRENNENT POSITION
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